Skyrise – Avis – Lucky Duck Games
Allez savoir pourquoi, les jeux avec des bâtiments à construire ont souvent mon attention. Je pense notamment à Tower Up et World Wonders. Mais le jeu dont on va parler aujourd’hui nous emmène dans une cité majestueuse, la tête dans les nuages, pour édifier nos bâtiments sur les meilleurs terrains, bienvenue à Skyrise !

Contenu du jeu :
1 tuile Île centrale & 4 tuiles Îles périphériques – 1 plateau principal – 4 plateaux Joueur
4 tuiles Mécènes – 4 disques – 2 clefs de la cité – 16 disques Mécène – 40 disques faction
48 immeubles (12 grands, 20 moyens et 16 petits) – 4 merveilles – 4 marqueurs de score
1 sac en tissu – 1 aide de jeu – 4 cartes objectifs – 5 cartes panorama – 20 cartes merveille
1 carte contrôle des îles – 1 livret de règles
Un jeu de Adam Wyse, Gavan Brown et Sebastien Pauchon
Illustré par Andrew Bosley
Pour 2 à 4 joueurs
Dès 14 ans
30 à 75 minutes d’immeubles édifiés
Exemplaire reçu par l’éditeur sans obligation de contrepartie – Mon avis reste personnel et sincère
Le but du jeu ? Accumuler le plus de prestige grâce à vos constructions
Comment on joue à Skyrise ?
Dans Skyrise, les enchères vont s’enchaîner pour que les joueurs puissent construire leurs bâtiments, au cours de deux ères. Chaque joueur possède 12 immeubles numérotés, certains avec des points (qui seront débloqués pendant la seconde ère), et d’autres sans points, utilisables dès le début de la partie. Ces valeurs, ce sont celles qui vont permettre aux joueurs d’enchérir, et elles sont toutes différentes.


Prêts à enchérir ?
Pendant un tour d’enchères, chaque joueur, l’un après l’autre, va pouvoir poser l’un de ses bâtiments numérotés sur une case vide d’un quartier. Au premier tour d’enchères, la première case occupée devra être sur l’île centrale, mais par la suite il sera possible de débuter une enchère sur une case adjacente à un bâtiment déjà construit.

Le 1er joueur va donc placer un de ses bâtiments, mais toujours avec sa valeur visible. Cette valeur, elle détermine l’enchère en cours, et donc les joueurs suivants pourront soit surenchérir, en posant un de leurs bâtiments avec une plus forte valeur sur une case adjacente à l’enchère précédente, passer pour ne plus participer à l’enchère en cours (par choix ou parce qu’il n’a pas de valeur supérieur), ou construire leur merveille.
L’enchère prend fin dès que tous les joueurs sauf un, ont passé, soit parce qu’il n’y a plus de case libre adjacente, soit parce qu’un joueur a construit sa merveille. La merveille n’a pas de valeur, mais on considère que c’est la plus forte !

Construction validée !
Dès qu’une enchère est terminée, le joueur qui l’a remportée retourne le bâtiment qui a permis de gagner l’enchère sur son autre côté sans valeur. Tous les autres immeubles utilisés pendant l’enchère sont ensuite récupérés par leurs propriétaires respectifs.

Lorsqu’un immeuble est retourné sur une case qui contient un jeton, le joueur ayant remporté l’enchère le récupère, et le place sur son plateau personnel.
Mais il sert à quoi le plateau personnel ?

Pendant la partie, les joueurs vont récupérer plein de disques différents :
✦ Disques factions : de 4 couleurs différentes, ils correspondant à la couleur des terrains sur le plateau. Lorsqu’un disque faction est récupéré par un joueur, celui-ci le place le plus à gauche possible sur la rangée correspondante sur son plateau personnel. Ces disques permettront d’augmenter la valeur des bâtiments construits dans chaque type de quartier à la fin de la partie ;

✧ Disques mécène : en début de partie, une valeur a été attribuée pour chacun des 4 mécènes. À la fin de la partie, chaque jeton mécène récupéré prendra donc la valeur du mécène associé.
✦ Disques joker : il prend la couleur de n’importe quelle faction, et sera à attribuer à une faction sur une des lignes de votre plateau personnel dès que vous le récupérez.
✧ Disque honoraire : il s’agit d’un bonus qui augmentera de +1 la valeur de chaque élément posé sur votre plateau personnel à la fin de la partie.

Fin d’une ére
Les tours d’enchères vont s’enchaîner ainsi jusqu’à la fin de la première ère, puisque vous en aurez deux à jouer. La 1ère ère, elle prendra fin lorsqu’un joueur aura posé et construit le dernier bâtiment sans point marqué dessus qu’il avait devant lui. Dans ce cas, on va passer à un calcul de points intermédiaire :

– Contrôle des îles : pour chaque île, le contrôle reviendra à celui qui aura construit le plus de grands immeubles sur la zone. En cas d’égalité, on prendra en compte les moyens, puis les petits si besoin. Pour chaque île, le joueur majoritaire aura un bonus de 5 points.
– Cartes Panorama : en début de partie, deux cartes panorama seront visibles, et ce sont des sortes d’objectifs à réaliser pour avoir des points bonus à la fin de chaque ère. Et c’est cumulable si vous réalisez plusieurs fois l’objectif indiqué.

Pour finir l’ère 1, chaque joueur va donc révéler la carte merveille qu’il choisira parmi les deux qu’il avait récupéré en début de partie. Là aussi c’est un objectif à réaliser pour avoir des points supplémentaires à la fin de l’ère 2. On récupère alors nos autres bâtiments (ceux qui ont le point dessus cette fois), qu’on ajoute à notre stock de bâtiments s’il nous en restait de la première ère, et on repart pour l’ère 2, avec de nouvelles enchères !

Pendant l’ère 2, le joueur qui aura construit en premier son dernier bâtiment, récupérera la clé de la cité, la plus grande, et le 2nd prendra la petite clé. La partie se terminera lorsque tous les joueurs auront posé l’ensemble de leurs bâtiments. Et pour le décompte des points, on fera le même calcul qu’au scoring intermédiaire, auquel on rajoutera les objectifs secrets de chacun, les disques mécène et honoraires, les clés de la cité, et surtout les bâtiments construits. Chaque bâtiment construit prendra la valeur atteinte sur la piste du plateau personnel dans la couleur correspondante du quartier.

Mon avis sur Skyrise !
Les jeux d’enchères, je ne suis pas une grande spécialiste, et ça ne m’a jamais attirée plus que ça, sauf dans les jeux d’ambiance. Mais là, avec ces bâtiments à construire, ça m’intriguait pas mal. Surtout que chaque bâtiment a une valeur différente pour tous les joueurs.

Un début en douceur
Lors des premiers tours, on avance un peu à tâtons, sans trop savoir où nos bâtiments vont se construire réellement. On sait qu’on a nos objectifs secrets, mais aussi les cartes panorama pour marquer des points après chaque ère. Mais qu’on veut aussi récupérer des jetons précieux sur le plateau. Bref, on se retrouve à commencer rapidement à optimiser chacune des enchères, à se demander si c’est une bonne idée d’aller chercher l’enchère en cours en fonction de la couleur du quartier aussi.


En fait, l’optimisation monte crescendo, et c’est un ressenti bien agréable tout au long de la partie. Les mécaniques sont accessibles, et permettent d’y jouer facilement, en se prenant rapidement au jeu des enchères. La montée en puissance du jeu, des bâtiments, donne en prime un côté satisfaisant quand on voit que notre plateau personnel évolue aussi.

Des objectifs cachés pour plus de suspense
Autant on peut facilement repérer l’avancée des joueurs sur les panoramas et les contrôles des îles, qui rapportent de précieux points, mais tout ce qui concerne la merveille et l’objectif personnel restent cachés. Et ça permet de rajouter un peu de suspense aux parties, et de ne pas rester sur ses lauriers à penser qu’on mène facilement la partie.

Avant de placer des enchères, on va forcément regarder les bâtiments qu’il reste chez les autres, les valeurs surtout, et aussi essayer d’anticiper quel lieu peut être récupéré à notre tour pour savoir si on place une enchère plus ou moins élevée. Mais attention, les autres joueurs peuvent aussi stratégiquement placer des enchères hautes pour vous « obliger » à vous séparer de vos immeubles à haute valeur.
Et le matériel ?
On retrouve une direction artistique très épurée, tant sur la couleur des bâtiments que sur les plateaux. Rien de « flashy » en soi, c’est sobre et efficace, tout en restant lisible. De mon côté, j’ai une version boutique, mais j’ai pu voir qu’il existe une version collector avec des bâtiments modélisés en 3D bien trop canon ! Mais honnêtement, la version retail est suffisante pour jouer, sauf si bien sûr vous cherchez à sublimer votre jeu. Et vraiment, avoir choisi du bois pour les bâtiments plutôt que du plastique, je ne peux que valider !

Mon seul petit bémol viendrait des cartes panorama et objectifs qui auraient pu être plus nombreuses pour permettre plus de variabilité pour la rejouabilité.
Pour le coup, Skyrise n’invente pas grand chose en terme de mécaniques, mais tout s’assemble bien, et donne un résultat satisfaisant à jouer. Au final, ça se joue vite, ça reste dynamique, c’est intuitif et les tours d’enchères s’enchainent bien. Et ça me donne presque envie de découvrir d’autres jeux d’enchères du même genre, et même son prédécesseur Metropolis.

Skyrise est-il pour vous ?
Skyrise propose un système d’enchères accessible et fluide à jouer. L’adjacence de chaque enchère forcera les joueurs à réfléchir différemment, mais on se prend rapidement au jeu à tenter d’optimiser chacune de ses enchères. Un côté tendu et une interaction bien présente, c’est ce qui fait la force du jeu pour voir le plateau se développer petit à petit ! Une agréable surprise de mon côté !
Acheter ce jeu chez










